création f’m

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DISTRIBUTION

Conception, chorégraphie et interprétation Marion Blondeau d’après une idée originale d’Amira Chebli

Réalisation vidéo Fatma Chérif
Dramaturge Aldo Rusconi
Création lumière Hervé Bontemps

Création sonore Clément Roussillat
Création graphique Fabrice Haes
Montage vidéo Marion Blondeau et Fatma Cherif
Prise de son tournage Jérôme Patrice
Dop tournage Johann Michalczak
Assistance tournage Salma Abayed et Maguy Borras

 

note d’intention

Le processus de création de f’m s’articule dans l’écriture d’une intimité di cile à laisser émerger, autour de la voix du dedans. f’m pose en ligrane les questions acides et amères de l’être femme, de sa discrimination, de son rapport à sa représentation, mais aussi de l’accès à sa parole intime, à sa vérité. Le solo s’adresse à chacune et chacun. Au travers d’une proposition trans- culturelle et participative, il tente d’impulser une ré exion collective, à partir du ressenti individuel.

 

 

 

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Genèse

À partir d’une idée originale d’Amira Chebli, comédienne, danseuse, féministe tunisienne, f’m a pris corps, au cours d’une réflexion commune avec Marion Blondeau.

Sa nécessité s’est d’abord imposée dans la difficulté de s’identifier au paysage féministe contemporain et son élan intuitif a été d’investir la question féministe à partir du corps, non pas dans son objetisation mais dans son ressenti de lui-même.

Passant outre de multiples frontières, le projet remet au premier plan le corps des femmes dans sa représentation, son vécu et sa parole silencieuse.

Les deux jeunes femmes ont imaginé un concept participatif afin d’ouvrir le projet à d’autres voix de femmes. Des position- nements et des approches féministes ont pu ainsi être mis en relief dans leur pluralité.

La réalisatrice Fatma Cherif, les a rejointes et ensemble elles ont mis au point un dispositif vidéo de portraits cinématogra- phiques « parlés et dansés » permettant l’expression de ces voix diverses récoltées.

De Tunis à Paris, Fatma Cherif propose à chacune de ces femmes une heure d’interview, où ensemble elles interrogent l’intime à travers leurs vécus, faisant le choix de distancer dans un premier temps le politique.

 

 

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Fatma propose ensuite de manière semi-guidée à ses interlocutrices de prendre l’espace avec leur corps.

Les six femmes interviewées, qu’elles soient tunisiennes ou françaises, se sont construites avec le féminisme. En deçà de leur parole et du langage qu’elles ont réussi à fonder, leur corps peut faire apparaître un espace qui leur échappe et les contraint.

Marion Blondeau a choisi d’appeler la compagnie 3arancia, car «aaarancia» vient de la contraction de «aarabiya francia» («arabe français») désignant le fait de transcrire un mot arabe dans l’alphabet latin. Imaginer un autre rapport à l’alphabet et faire naitre un langage où le physique et l’émotif prend le relai, affranchi de limitations normatives ou d’appartenance, est au coeur de son projet.

 

 

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Quand as-tu compris que tu étais une femme ?

Cette première question constitue une véritable enquête au centre du dispositif de tournage. Marion Blondeau décide de créer un solo dont l’écriture se prête au jeu de l’interview de Fatma et s’appuie sur ces recueils cinématographiques.

f’m devient l’expression d’une polyphonie de femmes à travers différents médiums:
> un portrait multiple “parlé et dansé” réalisé par Fatma Cherif, sous forme d’installation vidéo, qui peut

être présentée dans le hall des théâtres en écho au travail du solo. > le solo de Marion Blondeau

La table utilisée pour le tournage est celle qui est au plateau pour le solo. Table du repas, table pour se réunir, discourir, la table de f’m est rase et renversée, en direction du public.
Elle se transforme au début de la pièce en écran lorsqu’un extrait filmé des portraits est projeté à sa surface, ouvrant ainsi la représentation.

La table est avec le tapis qui habille le plateau de blanc, un élément essentiel de la scénographie.
Ce tapis se soulève là même où il s’interrompt, au lointain, créant comme un cocon, un espace délicat pour essayer de dire au-delà des cadres ou discours établis, au-delà des représentations, des postures intellectuelles. C’est aussi l’espace d’une page blanche où peut s’écrire cette vulnérabilité.

 

 

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Cet espace permettra de mettre en force la voix intime portée par le corps.
Au centre du dispositif, ce corps est engagé, exalté mais aussi contraint, segmenté.
Apprivoisé, voire mutant en objet, il est tour à tour submersif ou contenu.
Les états de corps sont multiples. Ils font réémerger l’animal, l’enfant, l’adolescente, l’adulte… sans le filtre des mots.

Des enregistrements sonores issus du tournage sculptent en partie l’espace sonore créé par Clément Roussillat interagissant en direct avec le solo au plateau.

 

 

Teaserhttps://vimeo.com/284681327

 

CO-PRODUCTIONS

 

Centre chorégraphique d’Orléans dans le cadre d’un accueil studio, Institut français et le Théâtre Le Rio de Tunis, Compagnie Pernette/Ville de Besançon, Bergerie de Soffin. Avec le soutien des 2Scènes Scène nationale de Besançon pour la mise à disposition du Studio de l’Espace.

La Compagnie 3arancia reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC de Bourgogne–Franche- Comté au titre de l’aide au projet, du Conseil Départemental du Doubs, du Conseil Régional de Bourgogne–Franche-Comté.

 

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